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Etat : Terminée
  • Qualité de vie

MATRIOSHKA est un mobilier urbain autonome en énergie, permettant de faire une pause conviviale ou studieuse, d'accéder au wifi et de recharger son ordinateur ou portable, le tout gratuitement

En bref

Porteur de projet : Association Quatorze

Problématique traitée : Modularité de l'espace

Partenaire(s) : Semapa et Station F

Territoire d’expérimentation : Parvis de la Station F

Durée de l’expérimentation : du 23 juin au 19 octobre 2017

Lauréat de l’appel à expérimentations: Adaptation au changement climatique 

Carte d'identité du projet

La solution

Matrioshka est un emboîtement d’usages.

Elle a été créé comme une station de co-working autonome, destinée initialement aux travailleurs nomades et aux étudiants.

Ce mobilier urbain à énergie positive permet de recharger des appareils électroniques nomades (ordinateurs et portables) dans les lieux publics, de manière impromptue, lorsque l'on est dans le besoin ou simplement en situation d'attente. Ce nouveau prototype intègre des ombrières, pour apporter une zone de fraicheur. Le but de l'expérimentation est de mettre en relief les possibles améliorations techniques du produit, de questionner l’efficacité du service fournit et du mobilier, mais aussi sa praticité et son acceptabilité.

Caractère innovant :

L’innovation est multiple :

  • la Matrioshka offre de nouveaux services techniques (apport du numérique dans les pratiques de conception et d’aménagement de la ville contemporaine)
  • elle propose une nouvelle manière d’occuper l’espace public pour les end-users (innovation d'usages dans les territoires)
  • elle repose sur une conception innovante du mobilier urbain, pensé pour être monté et démonté rapidement car il est libéré de toute attache au sol et de connexion filaire.

Enfin, MATRIOSHKA est conçue comme un objet reproductible à l'infini et commercialisables, avec des plans en open source.

Comment ça marche ? LaMatrioshka est principalement constituée de bois. Elle est composée d'une partie principale, au sommet de laquelle se trouve des panneaux photovoltaïques, et de trois tables qui s'encastrent dans cette partie principale. Dimensionnée pour alimenter 3 ordinateurs et 6 téléphones, elle possède une borne d’accès wifi, des prises 220v et des ports USB. Grâce à sa silhouette distinctive, elle est un point de repère dans la ville de jour comme de nuit.

Ce que l’on teste

Le but de l'expérimentation est de mettre en relief les possibles améliorations techniques du produit, de questionner l’efficacité du service fournit et du mobilier, mais aussi sa praticité et son acceptabilité.

En terme de développement, l’expérimentation est l’occasion de développer le projet sur deux aspects :

  • proposer aux parisiens une réponse agile aux épisodes de canicule
  • élargir la communauté de projet et ses soutiens

L’expérimentation a également été l’occasion de se poser les questions suivantes :

Les villes sont-elles prêtes à accepter une utilisation de l’espace public comme lieu de rencontre, lieu de travail, lieu de repos ?

Pourquoi n’y a-t-il pas de tables avec leurs chaises, en dehors des terrasses de café privatisant l’espace public ?

Pourquoi n’y a-t-il pas de prises électriques abordables sur nos trottoirs, sur nos places, dans nos parcs ?

Résultats

Affluence

> 4500 personnes en moyenne ont utilisé Matrioshka cet été, avec en moyenne 52 personnes par jour utilisant le dispositif. > > Les personnes restent en moyenne 30 mn assis autour de Matrioshka, ce qui est bien plus que sur un banc parisien typique (durée d’assise habituelle de 3mn en moyenne).

Retour sur les hypothèses : co-working, mais pas que...

> Travail sur ordinateur - coworking 59% > > Recharge téléphone : 23 % > > Détente - 18%Public cible : digital nomades

Usage induit : la rencontre

> 65% des personnes s’installent en groupe > > 48% des personnes interrogées ont discuté avec les personnes installées autour de Matrioshka.

Au contraire des hypothèses de départ, MATRIOSHKA attire principalement des habitants de la région parisienne (57%) et seulement 39% de travailleurs en déplacement.

D'un point de vue technique, les nouvelles assises testées (banc au lieu de sièges) ont été appréciées du public.

Par ailleurs, l'ombrière, spécialement ajoutée pour ce prototype, a permis d'offrir une zone d'ombre efficace. Une version imperméabilisée pourrai être envisagée afin de permettre l'utilisation de la Matrioshka en cas de pluie.

Apport(s) :

Le mobilier urbain testé participe à :

  • la résorption de la fracture énergétique et numérique
  • la réduction des dépenses énergétiques : propre, le mobilier marche à l’énergie solaire l'apport de zone de fraicheur
  • la sensibilisation du public aux nouveaux modèles de micro-production énergétique la reconquête de l'espace public

Et après ?

Pour aller plus loin :

La Matrioshka est désormais proposée à la vente ou à la location saisonnière, en format M, L ou XL

Le porteur de projet

Créée en 2007, Quatorze a pour ambition de promouvoir, expérimenter et transmettre une approche de l’architecture sociale et solidaire, une approche de la ville agile et résiliente. L’association mène des projets de conception et de construction qui allient les trois piliers du développement durable.

Site internet :

https://www.matrioshka.fr/

Quelques mots avec l’équipe

> Présentez-vous en quelques mots:

Depuis 2007, Quatorze a pour ambition d’expérimenter et transmettre une approche de l’architecture sociale et solidaire, pour une ville agile et résiliente. De la pièce de mobilier à la prospective urbaine, Quatorze est expert sur trois domaines :

  • La fabrication politique : maître d’oeuvre, Quatorze s’engage pour la co-construction des territoires, facilitant la discussion entre les pouvoirs publics et la société civile.

La fabrication matérielle : producteur, Quatorze expérimente la construction partagée, à travers l’aménagement d’espaces communs.

La fabrication des savoirs : incubateur, Quatorze met en place des projets ouverts, réplicables à travers les réseaux de la culture Open Source.

En 2014, Quatorze initiait le projet Matrioshka pour la ville de Buenos Aires. Le projet se développe aujourd’hui entre Paris, Montréal et Abidjan.

> Que souhaitez-vous tester au travers de ce programme d’expérimentations ?

Matrioshka est un mobilier urbain connecté autonome en énergie. Il est le symbole d’une communauté open source agissant pour la société post-carbone.

L’expérimentation est l’occasion de développer le projet sur deux aspects :

  • proposer aux parisiens une réponse agile aux épisodes de canicule élargir la communauté de projet et ses soutiens
  • Quelle est la grande difficulté que vous anticipez sur ce projet ?

Le plus grand challenge de ce projet, au-delà de l’expérimentation, est de mobiliser des territoires sur une vision à long terme de la société post-carbone, trouvant dans Matrioshka une réponse agile, pédagogique, et bienveillante aux changements climatiques.

> Pour vous, une expérimentation réussie, ce serait quoi ?

Un dialogue constructif avec le territoire d’expérimentation, d’abord. Avec les habitants, avec les services, avec les élus, afin de démontrer l’utilité sociale et environnementale du projet.

Une diffusion auprès du grand public, ensuite. Avec une communauté de projet grandissante, faisant évoluer l’initiative en fonction des différents retours de l’expérimentation.